Les vernis à ongles maison : une alternative au cosmétique le plus toxique

Dans la grande famille des cosmétiques, les vernis à ongles sont sûrement les pires. Ne vous êtes-vous jamais demandé à l’aide de quelle magie ces derniers pouvaient être aussi brillants, ou à l’inverse garder un effet mat à toute épreuve ? Quelle incantation secrète lors de leur fabrication leur permet donc de couvrir à la perfection les ongles un peu jaunis, le tout sur une durée qui ne cesse de s’allonger ? En réalité (mais vous vous en doutiez) il n’y a rien de magique à cette formulation, il s’agit plutôt d’un sacré tour de chimie qui n’a rien d’écologique ni d’inoffensif sur la santé…

Les vernis à ongles classiques : des bombes chimiques hautement toxiques

Honnêtement : qui d’entre nous à déjà essayé de déchiffrer la liste des ingrédients sur un tout petit flacon de vernis ? Nous sommes sûrement très peu. Déjà, c’est écrit trop petit, et en plus, il semblerait que ce soit un langage incompréhensible. Total des courses, on continue à s’appliquer avec la plus grande minutie et le plus grand soin un cocktail supposé nous rendre plus jolies (à démontrer) mais surtout nous rendre malade (ça, c’est avéré). Dans la plupart des compositions de marques standards, on dénombre pas moins de 8 ingrédients qui sont, au choix, neurotoxiques, cancérigènes, des perturbateurs endocriniens, ou encore à l’origine de crises d’asthme ou de réactions allergiques comme les dermatites de contact. Au menu donc de nos ongles peinturlurés, nous avons du toluène, du dibutyl phtalate, du formaldéhyde, du camphre, du xylène, de la résine de formaldéhyde, des parabènes, et du colophane. Et c’est sans compter sur le nickel qui n’est pas encore reconnu comme allergène par les grandes instances, et les méthacrylates surtout utilisés pour les faux ongles. Cela vous paraît ahurissant ? Revenons juste une seconde sur les origines du vernis à ongles… Saviez-vous que cette innovation esthétique s’était largement inspirée des peintures utilisées pour les carrosseries des voitures ? Ah… Vu comme ça, c’est sûr…

Les vernis à ongles bio : une alternative qui peut mieux faire…

Lorsqu’on prend conscience de la dangerosité de certains produits industriels toxiques, on pense tout de suite à se tourner vers le bio, plein d’une confiance rassurée qui paraît bien légitime. Et si le bio est effectivement une solution satisfaisante dans de nombreux domaines, ce n’est pas complètement le cas pour les vernis à ongles. Car par définition, un vernis à ongles ne peut pas être naturel ! « Pouvoir couvrant », « longue durée », « brillance extrême » et sans parler de toutes ces couleurs hallucinantes qui existent dans l’imagination des industriels mais pas dans la nature, non, c’est un fait, les produits naturels ne peuvent tout simplement pas faire ça.

D’ailleurs, retournons un instant à la définition d’un produit labélisé bio selon Ecocert (le certificateur référent) : pour pouvoir être qualifié de bio, un produit doit être composé d’au moins 95 % d’ingrédients d’origine naturelle. Or, même avec la meilleure volonté du monde, on n’en trouve pas sur le marché qui font mieux que 85 %. Alors, effectivement, c’est mieux que les vernis standards, mais ça n’est pas encore ça…

Les vernis à ongles faits maison : la meilleure des solutions

Même si certaines marques font de réels efforts pour proposer des vernis à ongles non pas bio puisque cela relève encore de l’utopie, mais plus « naturels », si l’on veut vraiment tenir les perturbateurs endocriniens, les neurotoxiques et autres produits allergisants loin de soi, il semblerait qu’encore une fois, l’option du home made soit la seule. On a tout à y gagner, et en plus de sérieuses économies puisque fabriquer son propre flacon revient tout juste à 1 euros, alors que la gamme de prix va de 7 à 15 euros au moins selon les marques qui se disent « écologiques » et « éthiques ». Si l’aventure du fait maison vous tente, vous trouverez facilement en ligne des kits de préparation formulés à base de produits biologiques et une gamme assez large (en restant cohérent avec ce qui est dans le domaine du possible) de pigments végétaux. Quant aux solvants, inévitables pour une texture onctueuse et une application aisée, au lieu d’être issus de la pétrochimie ils sont fabriqués à partir de la pomme de terre, du manioc ou encore du maïs.

Il semblerait bien et définitivement, que la révolution du bio se joue surtout dans le « fait maison » !